La Crèche à Léoncel en 2019

« La crèche de Léoncel »

  • Vue du Pont en Royans

L’aventure a débuté il y a 5 ans. Elle est née d’une passion et de souvenirs d’enfance.

La crèche est riche de quelques 800 santons achetés ici et là sur les marchés aux santons auprès des meilleurs santonniers de France.

Au fil des années des liens d’amitiés se sont tissés avec les santonniers, les crèchistes et les autres « fadas » de crèches. Ils se retrouvent sur les marchés aux santons, se prêtent les santons et les maisons et se rendent visite les uns les autres.

La crèche s’est taillée au fil des années une réputation : 2200 visiteurs en 2017 pour l’évocation de la construction de l’abbaye de Léoncel et 4400 visiteurs pour l’édition 2018 qui racontait la construction des routes du Vercors.

Pour la cinquième année consécutive la Crèche de Léoncel raconte l’histoire locale du Vercors, du Royans et de leurs environs.

Après le fort succès de 2018, la crèche de Léoncel ouvre à nouveau ses portes avec une nouvelle mise en scène qui met à l’honneur tout spécialement le village de Pont en Royans et le travail des vignes.

La crèche nous conte nos campagnes et on peut y voir reconstitué avec un réalisme étonnant ces scènes de travail aux champs et à la ferme, ainsi que la vie des bourgs, tout notre patrimoine populaire en fait. Scènes de foire, de maraichage, de vendange…

Les santons c’est aussi l’art de saisir les gestes des hommes et leurs attitudes avec finesse et réalisme tout comme celles aussi des animaux.

Les santons sont un art populaire vieux de quelques 200 ans. Remontant au début du XIX la crèche et ses santons, tradition populaire, sont une richesse patrimoniale.

La crèche de Léoncel est une évocation comme un conte. Cette année elle invite les visiteurs à suivre l’épopée des jumeaux Josué et Ferdinand tout au long de leur vie. Ils sont nés dans une ferme sur le plateau du Vercors. Un jour de foire ils prendront des directions différentes.

La crèche de Léoncel est une succession de tableaux et de personnages hauts en couleurs :

-Le Marcelin et la Marceline qui habitent là, juste en bas. Le Marcelin il crie toujours après la Marceline …. Et la Marceline elle se bouche les oreilles.

– Il y a bien sûr les jumeaux Josué et Ferdinand et leur grand frère Maurice qui reprendra la ferme… Maurice est fort comme un grand frère. L’été il est bucheron. Maurice est allé une seule fois en ville quand il a déménagé la tante Renée partie s’installer avec son mari le boulanger.

-Jules le garde champêtre avec son  uniforme, son tambour et son gros ventre. Il en impose Jules par sa carrure…. Il n’aime pas qu’on me marche sur les pieds. Jules raconte Pont en Royans. Il connait tout le monde, les marchands, ceux du coin, et même les estrangers, ceux qui viennent de Savoie ou du midi…. les colporteurs des Alpes, ….. les vendeurs de fruits, les maquignons …. Il parle des lavandières ….

– Le jour de leur 17 ans Josué et Ferdinand se sépareront. Josué qui passait beaucoup de temps avec les radeliers embarquera avec eux vers le sud dont il a toujours rêvé.

– Ferdinand lui regardait les animaux, il allait voir le coquetier avec ses poules et ses lapins…. Il s’intéressait aux fromages, et aux bonnes choses. Le vin aussi le passionnait.

– Avec Jojo et Wilfried c’est le travail du bois et le transport des grumes qui sont évoqués. Les grumes sont assemblées pour former des petits radeaux qui commenceront leur voyage sur la Bourne. Elles rejoindront l’Isère pour former des radeaux plus grands qui vogueront vers le sud et finiront en poutre dans quelques maisons, châteaux ou églises ou bateaux …. Ah Le Sud… depuis qu’il en entend parler Josué en rêve.

– Ferdinand regarda Josué partir au loin sur la rivière. Il alla chez le cousin Maurice, le maraîcher … Il y passa l’été. Il donna aussi un coup de main  à la ferme équestre. Puis à l’automne, avant la neige, il prit le chemin de l’abbaye. Il passa devant la cabane des enfants où il jouait avec Josué, puis devant l’ancienne carrière où la belle Manon gardait ses chèvres… Il croisât des chasseurs et des ramasseurs de champignons

– le Père François de La Verpillière, abbé de Léoncel accueillit Ferdinand. Ferdinand passa l’hiver à l’abbaye et au printemps, Père François l’envoya se former auprès de Frère Roger le Maître de chai à Saint Julien sur les coteaux de la vallée de la Gervanne et de la Drôme.

– Roger le maitre de chai de l’abbaye…. Il a un gros ventre Frère Roger. Mais le vin pour qu’il soit bon il faut le gouter, le gouter souvent…. Alors forcément il a un gros ventre…. Mais son vin est bon… Il prendra Ferdinand sous son aile et lui apprendra le métier de la vigne et du vin.

– Marie la fille de Simon l’aubergiste retrousse ses jupes et jupons pour fouler pieds nus les raisins dans un cuvier… Elle ne foulait pas d’ailleurs…. Non elle dansait sur les raisins Marie…. Et Elle chantait….. Marie en pinçait pour Ferdinand et Ferdinand lui faisait les yeux doux….

Et comme toutes les belles histoires celle-ci se termine par un mariage.  C’est dom François l’abbé de Léoncel qui le célébrera. Bien sûr ils vinrent tous, ceux d’en haut là-bas,…. Les parents,….  Maurice le grand frère…. Renée la femme du boulanger, Et bien sûr Josué qui remonta de son sud…. Et c’est ainsi que Ferdinand devint maitre de chai et pris la succession de l’auberge de Simon le père de Marie.

Mais la crèche ne serait pas une crèche sans la nativité. C’est Adalbert le montreur d’étoiles pointe avec son grand bâton l’étoile du Berger et crie : « Regardez-les, là-bas ceux qui sont en chemin. Ils viennent de partout. Ceux qui descendent de leur montagne avec leurs troupeaux, ceux qui montent apportant leurs offrandes. Ils sont nombreux dans cette nuit la plus longue de l’année à venir rendre hommage et se prosterner devant l’enfant Jésus…Car le voilà, le secret des mondes que révèle Noël, au milieu du tumulte et du brouhaha : Un enfant nous est né, c’est le Sauveur !

Une belle histoire pour que brille des étoiles dans les yeux des petits et des grands…

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