Histoire de Cîteaux

Histoire de Cîteaux

  • En 1098 : fondation par Robert de Molesmes, moine clunisien. Désir de vivre la règle de St Benoît de manière littérale (d’où offices plus courts, temps dégagé pour le travail manuel et intellectuel).
  • Etienne Harding codifie l’interprétation de la Règle, adopte l’institution des moines convers et organise les granges administrées par les convers à moins d’une journée de marche de l’abbaye. Homme de gouvernement, il organise les relations entre tous les monastères cisterciens.
  • Bernard de Fontaines fonde Clairvaux.
  • En 100 ans, Cîteaux fonde près de 600 monastères, de l’Ecosse au Moyen-Orient.
  • Réformes du XVIIè : Soligny la Trappe avec l’abbé de Rancé (Trappistes), les Feuillants à partir de l’abbaye de Fontfroide, Port Royal des Champs (Mère Angélique Arnaud)
  • Restauration après la Révolution française : à partir des abbayes d’Aiguebelle et de Sept Fons.
  • Aujourd’hui dans le monde entier :

Cisterciens de la Stricte Observance (Trappistes) :
91 monastères avec 3000 moines et 60 monastères avec 1900 moniales. (Dont 15 + 12 en France : Aiguebelle, Chambarand, Tamié…)

Cisterciens de la Commune Observance :
64 monastères avec 1300 moines et 86 monastères avec 1500 moniales. (Dont 2 + 2 en France : Lérins, Sénanque, Boulaur, Rieunette).

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L’Abbé de Clairvaux et l’art

En ce qui concerne l’architecture, les Cisterciens interdirent, pour leurs églises, comme contraires à la simplicité et à la pauvreté, les clochers de pierre ainsi que les peintures et les sculptures. Tout cela se trouve exprimé avec verve dans la fameuse Apologie que saint Bernard adressa, vers 1125, à son ami Guillaume, abbé bénédictin de Saint-Thierry, près de Reims. Dans cet écrit, le saint s’élève contre le luxe des églises clunisiennes, leurs dimensions excessives, leur décoration somptueuse, et en particulier contre les sculptures qui ornent les chapiteaux, dans les cloîtres comme dans les églises. Après avoir fait allusion aux immenses couronnes de lumière couvertes de pierreries, il s’écrie : « L’Église resplendit dans ses murs, mais elle manque de tout dans ses pauvres ; elle orne d’or ses monuments de pierre, et laisse ses fils aller nus. » Et il ajoute, pour résumer sa pensée : « En somme, de quelle utilité cela peut-il être pour des pauvres, pour des moines, pour des hommes spirituels ? »

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